Mon coeur se serre, il se compresse, il étouffe,
Cette douleur si vive me transperse de part en part.
Elle me persécute, me détruit, me donne le cafard.
Mon palpitant pourri,flétri,moisi, se pervertit en un souffle.
Je crains n'avoir jamais connu pire que cette émotion,
Je souffre de mon malheur, je me meurs, quelle atrocité !
Mon coeur, mon âme, mon corps, tout en moi est en décomposition.
Tout est rongé, rance, altéré, détérioré, voire à ce stade gangrené.
Si je devais disparaître, mon esprit ne serait que putride.
De jour en jour, je perds tout sens à ma vie.
Où sont mes projets, mes désirs, mes envies ?
Tout disparaît au fil du temps et mon être se vide.
Je finirai péripatéticienne ou bien bonne soeur,
Car plus rien en moi n'a la force de se battre.
L'une m'est sans intérêt, l'autre est semblable à une fleur,
Attirante mais dénudée. Pourtant j'aime la vie, quelle ingrate !
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